Communiqué de presse du 6 juillet 2010
Réforme des collectivités
territoriales
Un débat confisqué, une réforme tronquée ?
Le projet de loi relatif à la réforme des collectivités
territoriales devrait être définitivement adopté par les
parlementaires avant la trêve estivale. Dans l’indifférence
quasi-générale.
Un débat confisqué
Alors que le Gouvernement s’était initialement
engagé à conduire un débat élargi sur les objectifs
et le contenu de la réforme des collectivités territoriales, l’essentiel
des orientations inscrites dans le projet de loi, qui concerne pourtant très
directement les citoyens, est resté confiné dans un échange
bilatéral entre gouvernement et élus locaux.
En tant qu’associations, nous ne pouvons que dénoncer
ce contournement délibéré de la société civile.
Des collectivités réformées
Le projet de réforme ne peut nier l’apport décisif
des collectivités à la mise en œuvre de politiques publiques
génératrices de lien social, tout comme il ne peut nier leur contribution
déterminante à la cohérence de l’investissement pour
l’avenir de notre pays.
Cette situation se trouve accentuée par la réforme
concomitante de la fiscalité locale et des contractions des dotations
budgétaires qui privent les élus locaux de leur capacité
ainsi que de leur autonomie d’action sur leurs territoires et qui laissent
craindre une dégradation des services rendus à la population.
Or, on constate que les réformes en cours marquent une
tendance à la recentralisation du pouvoir.
La question du respect de la parité constitue également
un enjeu essentiel qui ne doit pas souffrir de recul.
Non à la remise en question
de la clause générale de compétence
Si nous sommes conscients que des améliorations doivent
être apportées dans la cohérence et l’articulation
des champs d’intervention des collectivités, nous rappelons fermement
que chaque collectivité ne peut être dessaisie de la préservation
de l’intérêt général auquel le mouvement associatif
concourt directement à tous les niveaux territoriaux.
De plus, les financements croisés doivent demeurer une
garantie d’équité entre les territoires et de cohérence
des investissements.
Parce qu’elle impacte directement la qualité des
services publics et la nature des relations entre les collectivités et
leurs partenaires, cette question doit faire l’objet selon nous d’une
concertation approfondie avec l’ensemble des acteurs concernés
et des citoyens.
En conséquence, la CPCA
- avec ses membres - demande instamment aux parlementaires de préserver
l’intérêt fondamental de la clause générale
de compétence, et se tient à leur disposition pour contribuer
à cette réforme essentielle pour le développement des territoires
et le bien-être des populations.
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sur le site de la CPCA nationale