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Eléments contextuels.
Dans le cadre des politiques de lutte contre le chômage qui se développent depuis plus de 20 ans, le milieu associatif est régulièrement sollicité par les pouvoirs publics et mobilisé dans la mise en place de programmes finalisés sur des publics exclus ou non inclus dans le marché du travail.
De multiples formes d’emplois dits « aidés » se sont ainsi développées avec plus ou moins d’efficacité dans les résultats atteints. Des « Jeunes Volontaires et Tuc » du début des années 80 aux « Civis » du début des années 2000 plusieurs dizaines de formules ont été activées selon 3 grands mécanismes ou leviers principaux :
- Subventionner l’employeur,
- Atténuer les charges de l’employeur,
- Accroître « l’employabilité » des personnes
(ensemble des logiques d’insertion et pour partie de formation).
Des constats à partager
Aujourd’hui le milieu associatif qui gère des emplois et notamment des emplois aidés est réservé voir prudent par rapport aux « mesures miracles » et d’une manière générale par rapport à tout « dispositif » conçu et instrumenté par une collectivité locale ou nationale.
Le « désaccord » porte plus sur les méthodes que sur les objectifs à atteindre (car il y a par ailleurs une véritable volonté de concourir à l’emploi et beaucoup d’associations souhaiteraient être en mesure de créer leur premier emploi ) ou que sur les besoins qui sont réels (les courbes de progression d’emplois dans ce secteur en attestent).
Le milieu associatif fait régulièrement l’expérience de programmes qui ne vont pas à leur terme (ex des emplois jeunes) ou de relais financiers qui ne sont pas prévus ou honorés (notamment dans le cas de financements dégressifs qui supposent des relais plus ou moins aléatoires) et qui laissent aux associations l’entière charge de la négociation auprès de financeurs publics locaux qui se sentent également piégés.
Ces « problèmes d’emplois » sont par ailleurs vécus de manière particulièrement intense et un licenciement économique (notamment d’un jeune ) est un événement qui laisse de profondes traces affectives dans le groupe bénévole.
Tout ceci - et bien d ‘autres éléments qui ressortent de l’accroissement des charges administratives, des multiples justifications à fournir et de l’usure des bénévoles qui assument la gestion des associations - concourt à créer un climat de méfiance et la préoccupation principale des associations est donc plutôt de « stabiliser l’existant » avant d’envisager d’autres prises de responsabilités voire de risques.
C’est pourquoi l’activation d’un programme régional dit « emplois tremplins » ne doit pas faire l’économie d’un échange approfondi avec le secteur associatif pour lever un certain nombres de freins (réels ou supposés).